Un tour du monde de la culture en allant dans les angles
Par lateteaucarre
Lou, la fille de Jane Birkin et du réalisateur Jacques Doillon, s’est révélée auteure, compositrice et interprète avec l’aide d’Étienne Daho, qui a produit son premier album, Places, en 2012. Lay Low a suivi trois ans plus tard avec la complicité de Taylor Kirk (leader du groupe canadien Timber Timbre). Pour son 3e opus, Soliloquy, elle a travaillé avec plusieurs personnes (Benjamin Lebeau — The Shoes —, Dan Levy — The DØ — et Nicolas Subréchicot, son musicien) pour peaufiner « ses 12 enfants un peu cinglés qui allaient dans toutes les directions ». Le résultat : un soliloque vibrant, pêchu et émouvant à la fois, ample comme la vie avec des larmes, de l’amour, de la sueur, et le vertige de la mort au bout du chemin.
"Le premier souvenir qui m’a marquée, c’est celui de Catherine Ringer à la télé chez la nounou, parce qu’on n’avait pas le droit de la regarder à la maison. J’avais 3 ou 4 ans et mon premier réflexe a été de me dire que je voulais être quelqu’un comme elle. Parce qu’elle n’est victime de rien, elle tient l’affaire et elle n’est pas là pour nous plaire. Elle m’a traversé le cœur. J’ai pensé la même chose avec Niagara, Nina Simone, Nina Hagen, Patti Smith, Billie Holiday…"
Lou Doillon Les instruments s'électrisent, les paroles s'affermissent, la voix également – et de mesurer le chemin parcouru par la jeune femme depuis sa sortie des sentiers battus avec le précédent Lay Low, concocté, on s'en souvient, avec Timber Timbre. Le chemin aussi pour ne plus être seulement "fille de" ou "soeur de". Lou poursuit sans désemparer, bêcheuse, rêveuse, opiniâtre, poétesse soliloquant...
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