Un tour du monde de la culture en allant dans les angles
Par lateteaucarre
Remarqué pour ses compositions originales, ses arrangements comme pour ses reprises, le pianiste français Maxence Cyrin, est de retour avec un 7e album composé de neuf titres originaux et deux reprises (D.A.F & Dead Can Dance), dont les touchantes mélodies, enrichies de subtiles tonalités électroniques, évoquent les thèmes du voyage, de l'exil, de la contemplation et du passage du temps. Onze morceaux qui alternent des sensations de douce mélancolie, de spleen baudelairien, de paix ou de langueur, et de plus lumineux...
L’album débute dans la lumière de Faro et du sud du Portugal, avant de s’embrumer et s’assombrir peu à peu, puis de retrouver, à son terme, un aspect plus serein. Composé au fil d’une période de près de deux ans, les titres de l’album peuvent s’entendre comme un journal intime, ou une série de nouvelles, qui documentent les états et les sentiments, ainsi que les lieux, les villes et les paysages que l’artiste a pu traverser, de la Bourgogne à Montmartre (où il vit), en passant par la région de l’Algarve, ses côtes et ses îles.
Et l'album Melancholy Island ne déroge pas à la règle tant on se laisse enivrer par ces partitions de piano délicates mêlées à des cordes vibrantes tout au long.
Son dernier opus « Aurora », sorti chez Warner Classics en 2020, est un succès (déjà 25 Millions d'écoutes). Parallèlement, il signe également trois albums de reprises au piano : Modern Rapsodies, Novö Piano 1 et 2. Sa célèbre relecture du titre « Where Is My Mind ? » des Pixies, à la fois mélancolique et hypnotique, lui apportera une renommée internationale grâce à sa présence sur de nombreuses séries américaines (Mr. Robot, The Leftovers).
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