Un tour du monde de la culture en allant dans les angles
Par lateteaucarre
Maya Kamaty, on l'a découverte il y a quelques années avec son album Santié Papang qui apportait une grande fraicheur et de la sensualité dans la musique de La Réunion. Aujourd'hui, cette chanteuse et musicienne continue à faire vivre le maloya, la musique traditionnelle avec des ajouts de sons électroniques qui font de cet album un voyage tantôt dansant, tantôt spirituel. « Cela aurait été trop facile de refaire Santié Papang, j’ai besoin de me mettre en danger, de prendre des risques ». Pour mener à bien ce changement de cap, frotter ses rythmes et ses mots à d’autres sonorités, notamment électroniques, l’audacieuse Maya Kamaty n’a usé que d’une seule arme : la fidélité car on retrouve les musiciens de son premier album au rendez-vous.
L'artiste nous revient avec « Pandiyé ». Un album « suspendu » entre tradition et modernité. De puissantes basses viennent soutenir les traditionnels kayamb et roulèr du maloya, en même temps qu’elles donnent à entendre d’autres instruments de la culture réunionnaise : la takamba (plus connu sous le nom de n’goni), mais également les tambours.
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